Top 10 des déchets les plus présents dans les milieux aquatiques

Le mégot de cigarette sur la première place du podium ! Suivi des fragments de plastiques et de polystyrène.

Le bilan environnemental 2024 des déchets aquatiques dévoilé par la fondation Surfrider dénonce l’omniprésence de la présence de déchets plastiques et de déchets à usage unique dans les écosystèmes aquatiques. Les données analysées dans ce bilan proviennent de collectes de données réalisées par des bénévoles et des citoyens engagés dans divers programmes au niveau local, national et européen (Initiatives Océanes, collectes OSPAR, projet OSPARITO, projet Plastic Origins, projet Biomédias). Il en ressort qu’environ 1 300 000 déchets ont été recensés ce qui fait 223 déchets sur 100 mètres (pour une distance analysée de 581 kilomètres).

 

Le classement des déchets les plus retrouvés dans le milieux aquatiques (plages, mers, océans) est le suivant :

  • 1. Les mégots de cigarette, avec plus de 300 000 mégots collectés. Pour rappel : un seul mégot peut contaminer jusqu’à 1 000 litres d’eau et contenir 4000 substances chimiques.
  • 2. Les fragments de plastique non identifiables. Ils sont issus de la dégradation des objets en plastique, tels que les bouteilles, les sacs, les emballages etc., sous l’effet du sel et des UV.
  • 3. Les fragments de polystyrène, ce matériau qui s'effrite en milliers de particules lorsqu’il se retrouve dans l’environnement, et plus particulièrement dans l’Océan.
  • 4. Les filets et cordes de pêche abandonnés. Fabriqués en plastique, ils contribuent à la pollution marine et aux prises accidentelles d’animaux lorsqu’ils sont abandonnés, perdus ou cassés en mer.
  • 5. Les bouchons en plastique.
  • 6. Les capsules métalliques, issues des canettes et bouteilles et omniprésentes sur les plages.
  • 7. Les morceaux de verre, résultant de la fragmentation des bouteilles jetées.
  • 8. Les sacs plastiques : Toujours présents malgré les interdictions, de nombreux sacs plastiques finissent leur course dans l’Océan.
  • 9. et 10. Les emballages alimentaires.

Sur la base de ces tristes relevés, Surfrider appelle à la réduction des déchets à la source et continue ses missions d’information et de sensibilisation des acteurs.